Vin biologique, biodynamique ou naturel

Vin biologique, biodynamique ou naturel ?

Semblable à tous les autres végétaux, la vigne et le vin biologique s’impactent par son environnement. D’ailleurs, le climat, les propriétés du sol et le cépage conditionnent la production du type de raisins et l’identité de vins.

Alors, quelles sont les différences entre vin biologique, vin biodynamique et vin naturel ?

Le vin biologique

Tout d’abord, la certification bio désigne des cultures soumises à un cahier des charges précis et contrôlé. Ainsi, le Label BIO (AB) garantit des vins sans produits chimiques de synthèse.

D’ailleurs, la viticulture biologique implique l’utilisation de produits obligatoirement d’origine naturelle par les viticulteurs. Ainsi, cette technique assure la préservation et l’entretien de la vie des sols, de la faune et de la flore.

Depuis 2012, la commission européenne a mis en place les :

  • Directives du processus de vinification biologique
  • Contrôles des vignes et des caves
  • Analyse des raisins et des vins issus de l’agriculture biologique

Le vin biodynamique

Comme les vins bio, les vins biodynamiques se conforment aux principes de bases de l’agriculture biologique. Cependant, ce système de production se base aussi l’influence astrale de la lune et des alignements planétaires.

D’ailleurs, la biodynamie trouve son origine dans les œuvres de Rudolf Steiner. Ainsi, la culture y est considérée comme une entité vivante se caractérisant par sa propre individualité.

En réel, le viticulteur utilise une eau d’arrosage osmosée et des préparations issues de matières :

  • Végétales : purins d’ortie, décoction de prêle
  • Animales : corne, sang
  • Minérale : quartz

En rapport aux cycles de végétation de la vigne, le calendrier lunaire et planétaire commande l’application de ces préparations, les moments de l’application.

Le vin sans sulfites ajoutés

Contenant du sulfite naturellement, le vin produit du dioxyde de soufre lors de la fermentation. Ainsi, le vin dit « naturel » désigne un vin « sans sulfites ajoutés lors de la vinification ».

Toutefois, l’ajout du sulfite sert à aseptiser et freiner l’oxydation du vin. Aussi, cette opération permet d’acidifier le vin et durcir les tanins. Cependant, le sulfite provoque des migraines et des réactions allergiques dans certains cas.

Enfin, les autorités fixent le taux de sulfites ajoutés dans les différents cas.

Ainsi, les taux autorisés en sulfites pour les vins conventionnels ne peuvent dépasser 160 mg/L. En plus, plus les vins sont sucrés, plus ils contiennent de sulfites pour les stabiliser.

Autorisés, les sulfites doivent se conformer à un taux de 30 à 50 mg/litre pour les vins biologiques par rapport aux vins conventionnels.

Enfin, le taux de sulfites pour les vins biodynamiques doit être réduit de 50 % par rapport aux vins conventionnels.

Le vin naturel et le vin SAINS

En réalité, le vin naturel n’existe pas, contrairement aux vins biodynamiques ou biologiques qui possèdent leurs chartes européennes et leurs logos.

Ainsi, le vin naturel combine les méthodes et biologique et biodynamique. Cependant, ce produit naturel n’autorise aucun intrant ni technique pouvant modifier le jus originel, à l’exception du soufre.

D’autre part, le vin Sans Aucun Intrants Ni Sulfites (S. A.I.N.S) représente une sous-section des vins naturels avec des mesures extrêmes.

Ainsi, l’utilisation du sulfite (soufre) ne doit dépasser :

  • Pour les rouges et effervescent que de 0 mg/L à 30 mg/L maximum (contre 150 mg/l autorisé par l’E.U)
  • Pour les blancs que de : 0 mg/L à 40 mg/L maximum (contre 200 mg/l à 400 mg/l autorisé par l’E.U)

Exemples de vin biologique, biodynamique et naturel

  • Vin rouge conventionnel : taux maximal de 160 mg/litre
  • Vin biologique : 100 mg/litre maximum
  • Vin biodynamique : 70 mg/litre
  • Vin naturel : 30 mg/litre

En gastronomie, le mariage d’une daurade cuisiné dans du blanc bio à la spiruline semble ravir les gourmets et les gourmands.

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